Hiram

L'EXPOSITION

OEUVRES

Daniel Schreiber dit Hiram est né à Luxembourg en 1947. Autodidacte, il parfait sa formation dans des ateliers privés dont celui du peintre Emile Van Aubel au cours des années 70. Se consacre à la peinture en même temps qu’à la poésie qui lui vaut d’être remarqué dans de nombreux concours et reçu dans différentes académies et sociétés, dont Art-Sciences-Lettres de Paris qui lui décerne une médaille d’argent en 1978. A choisi comme pseudonyme le nom d’Hiram, qui doit être associé « à la capacité d’un homme d’engendrer à travers la recherche intérieure, d’inspiration mystique sans doute, les forces étonnantes et invisibles que l’espèce humaine recèle en son for intérieur, et qui peuvent dépasser, contrôler le déploiement des forces physiques immatérielles. »

Son parcours artistique va connaître un important revirement dès 1992 avec la mise en oeuvre d’un genre et d’un style nouveau orientés vers la pratique du moulage corporel appliqué à la sculpture. Il y consacrera plus de deux années de recherches. 

Sa technique consiste à prendre l’empreinte du corps vivant puis à la statufier et à la patiner de bronze poli, de marbre ou de granit veiné. L’empreinte du corps, dans un moment de son existence, avec sa conformation particulière, inviolable est « transférée » dans une matière noble, indestructible. L’oeuvre dégagée est un buste, un torse, une partie du corps « brisée » comme des statuettes antiques.

Signant ses oeuvres « Hiram », se référant au constructeur du temple de Jérusalem, Daniel Schreiber dit de ses modèles qu’ils sont « déjà » l’oeuvre. Pétri d’humanisme, l’artiste cherche à «
« propulser l’être physique dans une allégorie qui le lie étroitement à ses racines, dans la beauté originelle de sa condition primaire »

« Le modèle se prête à d’épuisantes contorsions dont l’artistes s’astreint à capter les vibrations, comme pour emmagasiner dans ses étonnantes sculptures. L’art d’Hiram gravite autour d’une quête spirituelle, quête vers l’absolu, l’incommensurable ; son modèle en est le coeur vivant. »